Mercredi 6 février 2008 3 06 02 2008 12:41

Journée Mondiale contre les mutilations physiques féminines : peu d'écho en France.
Difficile pour les journalistes français de se faire l'écho des protestations contre les mutilations physiques,féminines et encore moins ... masculines.

Voici le texte d'une pétition internationale:

Pétition contre les mutilations génitales féminines 

Nouveautés
Nouveautés

A Monsieur Louis Michel, Commissaire Européen au Développement et à l’aide humanitaire , à Bruxelles. 

Aux Ministres des Coopérations au Développement des pays de l’uni­on ,ainsi qu'à ceux chargés des Droits de l' Homme.

En tant que citoyens ou associations, nous voulons exprimer notre opposition face aux mutilations génitales féminines qui meurtrissent plus de 3.000.000 de fillettes chaque année.

150 millions de femmes dans le monde souffrent tout le long de leur vie, des conséquences physiques et psychiques de cette violence qui constituent une grave atteinte à leur intégrité.

Accéder au site pour signer la pétition et si vous le désirez, voir l'excision d'une petite fille: dramatique !

Cette pétition sera publiée sous forme de lettre ouverte dans différents journaux européens lors de la 5ième «journée mondiale tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines» en février 2008.

A ce jour, plus de 149 700 personnes ont signées cette pétition: il n'est jamais trop tard !

à vous d'agir,pour éviter que cela continue.

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Lundi 28 janvier 2008 1 28 01 2008 10:29

les guerres de religion continuent

brèves 

Nouvel exode ou .....  Nouvelle fuite en Egypte ?
le HAMAS,parti religieux intégriste palestinien en est réduit à casser le mur qui  encercle son territoire pour pouvoir permettre au peuple de survivre.

Ce qui se passe au Kénya est inquiétant:
la presse française est peu loquace sur ce qui s'y passe : 
guerre civile 
ethnique ou/et religieuse? ce qui s'y passe ressemble étrangement à ce qui s'est passé au Rwanda,en 1994.

A Bassorah en Irak : 42 femmes tuées au jour du départ des Anglais qui ont remis  "les clés " de la région aux Chiîtes ! Qui en a parlé en France,le mois dernier ?. Personne.

Tuées parce qu'elles sont sorties en ville sans porter le voile et parce qu'elles étaient aussi maquillées : Quel crime !


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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 01 2008 15:07

Lettre ouverte à MONSIEUR nicolas sarkozy ,

chanoine honoraire de Saint Jean de Latran,

accessoirement Président de la République Française.



Monsieur,


Si je m’adresse à vous en ces termes, c’est parce que vos récents discours au Vatican et  à Ryad, m’ont paru davantage ceux d’un chanoine que ceux d’un Président de la République française et que je ne me suis jamais sentie aussi insultée, humiliée ni méprisée. Le discours en France devant les représentants religieux, n’effaçant rien de ce qui a été dit.

Vous avez beau répéter que vous êtes le « Président de tous les Français », vous ne l’êtes pas et votre comportement, dans tous les domaines, le prouve chaque jour. En allant recevoir votre titre au Palais du Latran, vous avez montré tout votre dédain pour les 31% de citoyens qui s’affirment sans religion. (1), dans notre pays Vos prédécesseurs avaient, au moins globalement, le respect des citoyens dans leur diversité et ne leur imposaient pas, de façon aussi péremptoire leurs croyances personnelles, même si leur présence es- qualité , à des cérémonies religieuses, était parfois de trop pour les athées .

Mais là, vous dépassez les bornes acceptables .Tolérance dites-vous ? Non ! Ostracisme manifeste à l’égard de ceux qui ne partagent pas votre croyance en Dieu. et en matière de  sectarisme  vous montrez, là, un bel exemple D’ailleurs qu’est–ce que la tolérance ?... La mienne , Monsieur, s’arrête à l’intolérable et il est des paroles ou des actes que je ne peux tolérer. Tolérante, je le suis, puisque je suis abonnée depuis des années à la revue Golias dont les références chrétiennes sont évidentes ; je viens d’héberger gratuitement un jeune étudiant marocain, à la recherche d’un logement, qui pratiquait le Ramadan lors de son séjour à la maison; j’ai des amis très estimables qui sont croyants et d’autres qui sont athées. Je pense donc n’avoir aucune leçon de tolérance à recevoir. C’est vous qui êtes parfaitement intolérant, sans « respect » ni « civilité » en ne me reconnaissant pas un droit fondamental qui est celui de ne pas croire et en me refusant une autre philosophie de vie que la vôtre.

Mes grands-parents paternels n’avaient pas la même religion et c’est justement par respect mutuel qu’ils n’ont imposé aucune des deux à leurs enfants. Quant à ma grand-mère maternelle, je pense que la religion n’avait plus de sens pour elle après la mort de mon grand-père à l’âge de 28 ans, devant Verdun, la laissant seule avec deux enfants de 2 et 4 ans.

Vous mettez en doute l’efficacité d’une morale laïque et la blamez alors que la laïcité est un principe constitutionnel. Alors permettez-moi quelques critiques sur la morale religieuse que vous entendez nous imposer. La morale laïque me semble pourtant beaucoup plus exigeante que celle qui permet, après avoir commis un « péché », de s’en faire laver par une pénitence, en se repentant. L’éducation que j’ai reçue de mes parents libres penseurs athées m’a appris à réfléchir à mes actes avant d’agir afin de ne pas nuire à autrui. C’étaient des syndicalistes, des coopérateurs, des mutualistes, en résumé des bâtisseurs qui mettaient l’homme au centre de leurs préoccupations et non un Dieu hypothétique inventé par des hommes pour mieux en asservir d’autres. Issus de milieux modestes, ils devaient leur réussite à l’école républicaine et à sa morale laïque qui leur avait enseigné ce premier article de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789- si combattue par le Clergé - « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune » et ils ne se sont pas enrichis au détriment de la collectivité .

Pas plus que moi ils n’avaient besoin de l’idée de Dieu pour « trouver un sens à l’existence ». Ils pratiquaient la solidarité, plus noble que la charité qui n’est valorisante que pour celui qui donne, mais humiliante pour celui qui reçoit . Luttant pour l’émancipation et non l’asservissement de l’être humain à un dogme quelconque, ils n’ont pas accepté le « Travail , famille, patrie » des collaborateurs de Vichy soutenus par l’Eglise de France. Ne se résignant pas au pire, restant fidèles à la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité » indissociablement liée à la laïcité, pour que chacun, quelles que soient ses convictions religieuses ou qu’il n’en ait pas, vive en harmonie avec son voisin, ils se sont engagés dans la Résistance, parmi ces « terroristes » qui ne s’occupaient pas de la religion ou de l’ athéisme de leur voisin car il était alors normal de considérer la croyance comme relevant du domaine privé et que tous étaient égaux face au risque et au danger.

En parlant de Résistance, j’en arrive tout naturellement à ce qui semble vous tenir à cœur : « remettre la religion au sein de la politique » ou comme l’a dit votre ministre de l’économie, « l’église au cœur du village ». Dois-je vous rappeler que les références à Dieu sont nombreuses dans le « Mein Kampf » d’Hitler et que les soldats du Reich portaient, gravé sur la boucle de leurs ceinturons, « Gott mit uns », « Dieu avec nous », ce qui ne les a pas empêché de conduire des millions de leurs frères humains dans des chambres à gaz dont certains en raison même d’une religion différente. Merveilleuse liaison politique-religion, ne trouvez-vous pas ?... Franco, Pinochet - pour ne citer qu’eux parmi tant d’autres - qui ont par un coup d’Etat sanglant, renversé ce que le suffrage des citoyens avait voulu, n’étaient-ils pas de grands croyants, soutenus et adulés par la religion ? Celle-ci était, avec eux, au sein même de la politique ; mais dites-moi en quoi leur morale était supérieure à la morale laïque ?... Comment pouvez-vous affirmer de façon aussi péremptoire, au regard de ces exemples à la portée de tous, qu’ « une morale dépourvue de lien avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité » ?...

Si cela ne vous suffit pas, voici d’autres exemples choisis dans l’Histoire de notre pays. Deux me viennent immédiatement à l’esprit : la première, est la destruction des hérétiques Cathares, dont la foi en Dieu était pourtant très profonde, torturés et brûlés dans les bûchers de l’Inquisition menée par le légat du pape Innocent III, pour agrandir le domaine royal. Dois-je vous rappeler cette phrase rapportée par un moine cistercien qui l’impute à l’abbé de Citeaux entrant dans Béziers qui n’avait pas voulu livrer les cathares réfugiés : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » ?...(2) La seconde est la Saint Barthélémy de 1572, date du massacre des notables protestants réunis à Paris pour le mariage d’Henri de Navarre, futur Henri IV. Tout cela, me direz-vous, pour le « Bien », contre le « Mal ». La force et le pouvoir ne représentent-ils pas toujours le «Bien » ?...

Et cette notion nous conduit à votre idée de la « civilisation ». Je crains qu’elle ne flirte avec la « guerre des civilisations », si chère à votre ami étasunien, par ailleurs farouche partisan de la peine de mort, dont le sentiment religieux ne fait aucun doute. N’a-t’il pas, sans aucun état d’âme, mis à feu et à sang et noyé sous les bombes un état, berceau d’une des plus anciennes civilisations  , entraînant dans la guerre son pays à partir d’un mensonge éhonté comme on le sait aujourd’hui ?...Ceci, évidemment ,comme il l’a martelé au nom du « Bien » contre le « Mal » faisant fi du pardon et du commandement : « Tu ne tueras point ».

Dans tous les cas évoqués, Monsieur, je ne peux trouver ce  que vous m’affirmez : « Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes . Dieu qui, par delà les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité ». Libre à vous de le penser, mais je ne vous reconnais pas le droit de le dire en mon nom et de bafouer ainsi mes ancêtres et ma famille.

Les libres penseurs et athées sont-ils des voyous à nettoyer au karcher ?... et mes dix petits enfants seront-ils victimes d’ostracisme et de persécutions religieuses ?...

Je ne peux m’empêcher, pour ma part , en tant que laïque, d’être atterrée, par les milliers de victimes, affamées, torturées, massacrées aujourd’hui, comme hier, par de grands croyants, par des Etats religieux, au nom d’intérêts économiques abjects. C’est au nom de la « civilisation » que les civilisations précolombiennes furent détruites -Torquemada était bien un envoyé de l’Eglise- et la Reine de Castille avait bien pour nom Isabelle la Catholique. A quoi sert une repentance des siècles plus tard ?... Rien n’a changé . Simplement aujourd’hui, les puissants de ce monde sont beaucoup plus hypocrites et disposent de moyens colossaux pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Appelons cela, si vous le voulez, « l’espérance » !

Votre modernité n’est , en réalité, qu’un gigantesque bond en arrière. C’est au Moyen –âge que la religion a connu sa toute puissance. A cette époque, on vendait les paysans « taillables et corvéables à merci » avec la terre à laquelle ils étaient attachés. Aujourd’hui, on vend les salariés avec l’entreprise… avant de les jeter comme des lingettes usagées. Et ils redeviennent, petit à petit, à nouveau, corvéables, à merci.

Non, l’alliance du politique et du religieux ne peut en aucun cas être bénéfique à tous, mais certainement elle peut rapporter gros à quelques uns.

Alors permettez-moi de croire, puisqu’il faut croire, en la laïcité et en sa morale solidaire et humaniste, pour forger un monde plus juste, sans vérité révélée imposée. Dans un état laïque toutes les religions peuvent s’exprimer, alors que dans un état religieux, les non-croyants n’ont que le droit de se taire quand ils ne sont pas éliminés.

Vraiment, Monsieur, vos valeurs ne sont pas les miennes, nous n’appartenons pas à la même France, ni à la même Europe et encore moins au même Monde.

Recevez, Monsieur, l’assurance de mes salutations très laïques.

Colette DUTERTRE,

 colette.dutertre@orange.fr

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Sondage CSA /Le Monde des Religions – Janvier 2007

(2) «  Cathares -  La terre et les hommes »  G. Sioen et M.Roquebert – Editions Place des Victoires


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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 01 2008 15:19

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué du Président Denis PELLETIER 
des Libres Penseurs de l' A D L P F 
(Association J.O. 7 juin 1995)

 

Pour les laïques et singulièrement pour les Libres Penseurs, l’année 2008 commence mal. Le président de notre République s’est rendu coupable d’attaques effarantes contre l’éthique et les principes laïques et républicains, alors que sa fonction lui fait obligation de les garantir et de les promouvoir. Il ne craint pas, agissant ainsi, de transformer les incroyants, ou simplement ceux qui ne se reconnaissent pas dans les religions établies, en citoyens de second ordre.

 

Ainsi, le 20 décembre dernier, dans son discours devant le pape, à Rome, au palais de Latran, il a tenu ces propos inacceptables pour l’ensemble des laïques :

 

« L’interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance et de neutralité est en partie, reconnaissons-le, une reconstruction rétrospective du passé ».

« La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. »

« Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté tant d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Aucune de ces différentes perspectives (…) n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence. »

« La morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. »

« Une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et, finalement, à la facilité ».

« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur (…) parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».

 

Lorsqu’il a reçu les représentants des obédiences maçonniques, le président de la République a semblé revenir à des sentiments et des propos plus respectueux de la neutralité laïque que lui impose sa fonction. 
Las … le 14 janvier 2008, à Ryad, devant le Conseil Consultatif d’Arabie Saoudite, dépassant toute limite, il déclare :

 

« Sans doute, Musulmans, Juifs et Chrétiens ne croient-ils pas en dieu de la même façon. Sans doute n’ont-ils pas la même manière de vénérer Dieu. Mais au fond, qui pourrait contester que c’est bien le même Dieu auquel s’adressent leurs prières ? Que c’est bien le même besoin de croire, le même besoin d’espérer qui leur fait tourner leurs regards et leurs mains vers le Ciel pour implorer la miséricorde de Dieu, le Dieu de la Bible, le Dieu des Evangiles, le Dieu du Coran ?

Finalement, le Dieu unique des religions du Livre. Dieu transcendant qui est dans la pensée et le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme, mais le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui, par-delà les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité et de respect ».

 

 

Et il y en a comme ça sur quatre pages, dans lesquelles on nous explique notamment que les crimes commis au nom de la religion ne sont pas dictés par la foi, ni le sentiment religieux !

 

Nous ne pouvons pas laisser ainsi dénaturer notre République. Avec une telle conception à l’américaine des relations entre l’Etat et les religions, c’en serait bientôt fini de nos institutions laïques si nous laissions faire.

 

Beaucoup de personnalités et d’associations laïques ont déjà exprimé leur indignation.
 
Mais aujourd’hui une mobilisation active s’impose.
L’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F.), membre de l’Union Mondiale des Libres Penseurs, se déclare prête à participer à toute initiative unitaire destinée à réagir à cette mise à mal de notre bien commun : la laïcité de nos institutions qui garantit l’égalité de dignité des citoyens et leur totale liberté de conscience.

 

 

 


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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 01 2008 16:20

Jacques Prévert, libre-penseur


Souvenirs de famille ou l'ange garde-chiourme

1930, repris dans "Paroles", 1946.

 

[...]
L'abbé, c'était un homme en robe avec des yeux très mous et de longues mains plates et blêmes; quand elles remuaient, cela faisait penser à des poissons crevant sur une pierre d'évier.

Il nous lisait toujours la même histoire, triste et banale histoire d'un homme d'autrefois qui portait un bouc au menton, un agneau sur les épaules et qui mourut cloué sur deux planches de salut, après avoir beaucoup pleuré sur lui-même dans un jardin, la nuit.

C'était un fils de famille, qui parlait toujours de son père: "mon père par-ci, mon père par-là, le Royaume de mon père", et il racontait des histoires aux malheureux qui l'écoutaient avec admiration, parce qu'il parlait bien et qu'il avait de l'instruction. [...]

Il guérisait aussi les hydropiques, il leur marchait sur le ventre en disant qu'il marchait sur l'eau, et l'eau qu'il leur sortait du ventre il la changeait en vin; à ceux qui voulaient bien en boire il disait que c'était son sang.

Assis sous un arbre, il parabolait: "Heureux les pauvres d'esprit, ceux qui ne cherchent pas à comprendre, ils travailleront dur, ils recevront des coups de pieds au cul, ils feront des heures supplémentaires qui leur seront comptées plus tard dans le royaume du père." En attendant, il leur multipliait les pains, et les malheureux passaient devant les boucheries en frottant seulement la mie contre la croûte, ils oubliaient peu à peu le goût de la viande, le nom des coquillages et n'osaient plus faire l'amour. [...]

Il laissait venir à lui les petits enfants; rentrés chez eux, ceux-ci tendaient à la main paternelle qui les fessait durement la fesse gauche après la droite, en comptant plaintivement sur leurs doigts le temps qui les séparait du royaume en question. [...]

Ça n'allait déja plus tout seul, quand un jour le voilà qui trahit Judas, un de ses aides. Une drôle d'histoire: il prétendit savoir que Judas devait le dénoncer du doigt à des gens qui le connaissaient fort bien lui-même depuis longtemps, et, sachant que Judas devait le trahir, il ne le prévint pas.

Bref, le peuple se met à hurler "Barabbas, Barabbas, mort aux vaches, à bas la calotte" et,
crucifié entre deux souteneurs dont un indicateur, il rend le dernier soupir, les femmes se vautrent sur le sol en hurlant leur douleur, un coq chante et le tonnerre fait son bruit habituel.

Confortablement installé sur son nuage amiral, Dieu le père, de la maison Dieu-père-fils-Saint-Esprit-&-Cie, pousse un immense soupir de satisfaction, aussitôt deux ou trois petits nuages subalternes éclatent avec obséquiosité et Dieu père s'écrie: "Que je sois loué, que ma sainte raison sociale soit bénie, mon fils bien-aimé a la croix, ma maison est lancée. "Aussitôt il passe les commandes et les grandes manufactures de scapulaires entrent en transes,
on refuse du monde aux catacombes et, dans les familles qui méritent ce nom, il est de fort bon ton d'avoir au moins deux enfants dévorés par les lions.

[Plus loin le père se fâche contre l'abbé]
"Assez, l'abbé, assez. Gardez pour vous vos stupides histoires d'anges gardes-chiourme qui rôdent la nuit dans les chambres, allez faire vos dragonnades ailleurs et sachez qu'à partir d'aujourd'hui, dans cette maison, ce ne seront plus les coccinelles mais les punaises qui porteront le nom de bêtes à bon Dieu. J'ai dit. [...] filez, vous n'avez pas réussi comme c'était convenu, à faire prendre à ces enfants le messie pour une lanterne [...] foutez-moi le camp."


J'ai choisi ce texte comme lecture pour un banquet du Vendredi "Saint" organisé par La Libre Pensée.

Toujours dans Paroles on peut lire un "Pater Noster":

Notre Père qui êtes aux cieux,
Restez-y!
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New-York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité [...]

Dans Fatras (1966, son dernier recueil), on trouve un "Je vous salis, ma rue"


Je vous salis, ma rue
Et je m'en excuse
[...]
Je vous salue ma rue pleine d'ogresses
Charmantes comme dans les contes chinois
[...]
Je vous salue ma rue pleine de grâce
l'éboueur est avec nous.

Cécile Romane observe malicieusement dans son anthologie que 309 lycées et collèges portent le nom de Jacques Prévert.

 


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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 01 2008 12:49

L'ingérence des religions en politique



tel sera le thème de la conférence 

qui sera donnée par 

notre ami Jocelyn BEZECOURT 

le Samedi 19 Janvier 

à la Maison des Associations
116,quai de Jemmapes

sous l'égide du GROUPE LORULOT.


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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 01 2008 12:46

COMMUNIQUE ADLPF

 

 

 

La laïcité de l’Etat mise à mal

 

Désormais, c’est de façon ostentatoire que les membres du gouvernement participent aux cérémonies religieuses et affichent leur collusion avec les différents clergés. Plus aucune distinction n’est opérée entre le domaine privé, celui où devrait se cantonner l’exercice des cultes, et la sphère publique où devrait être observée la plus grande réserve.


Ainsi, quelques jours après sa nomination, la Ministre de l’Intérieur et des Cultes se permettait d’affirmer que « les religions ont vocation à éclairer la société ». Les Libres Penseurs, comme l’ensemble des laïques, refusent que cet « éclairage » soit dispensé à l’ensemble de la société civile, c’est-à-dire au-delà du cercle des adeptes des religions concernées.


Loin de constituer une simple maladresse de langage, cette saillie est révélatrice de l’orientation cléricale et communautariste prise par le gouvernement et qu’illustrent de façon récurrente ses actes et déclarations officiels :

  • consultation des représentants des cultes, et de ceux-ci exclusivement, afin d’envisager les modalités d’application du pernicieux rapport Machelon, arme de guerre contre la Séparation des Eglises et de l’Etat,

  • participation, le 15 septembre 2007 à Bordeaux, de la Ministre de l’Intérieur à la cérémonie de béatification d’une religieuse,

  • déplacement du Premier Ministre à Rome pour l’exaltation de l’archevêque de Paris au cardinalat,

  • quant à Nicolas Sarkozy, il accepte d’aller recevoir, à Rome, de la part du réactionnaire Benoît XVI, le titre de « chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran » traditionnellement attaché à la dignité de président de la République française, mais que ses trois derniers prédécesseurs avaient eu le bon goût laïque de négliger.


La Ministre de l’Intérieur a exprimé sans vergogne au pape « la reconnaissance de la France envers l’église catholique pour son rôle historique et sa contribution à la définition d’indispensables repères moraux ». La France devrait-elle être reconnaissante à l’église catholique pour son « rôle historique » à l’occasion de l’Inquisition ? des massacres de la Saint-Barthélémy ? du martyr du Chevalier de La Barre ? de l’affaire Dreyfus ? de sa collaboration avec le franquisme et le régime pétainiste de Vichy ?

Les « repères moraux » dont on se félicite sont-ils ceux qui conduisent aujourd’hui à s’opposer au PACS ? à empêcher la femme de disposer librement de son corps ? à condamner le téléthon parce qu’il favorise la recherche embryonnaire ? ou encore à favoriser la pandémie du sida en diabolisant l’usage du préservatif ?


En se faisant le porte-parole officiel de cette douteuse morale, souvent contraire à l’humanisme, une ministre qui devrait représenter la République bafoue ouvertement l’un de ses principes essentiels : la laïcité. Les Libres Penseurs, attachés à la liberté de conscience – liberté de suivre les préceptes d’une religion ou de ne pas les suivre, d’en accepter les dogmes, ou bien de les ignorer ou même de les combattre – n’acceptent pas d’être considérés comme des citoyens de seconde catégorie.


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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 15:17
Le 23-12-2007, une jeune femme roumaine de 26 ans était brûlée vive dans sa caravane,stockée avec des dizaines d'autres dans un hangar privé à la Porte d'Arras à Lille.
Sans identité,le Service des Indigents devait la faire inhumée  au Cimetière du Sud.Civilement,pour toute personne non identifiée.
Or ce cadavre est devenu un enjeu de bagarres entre les différentes religions qui sévissent sur place .
Finalement ,on a eu droit à un enterrement "oeucuménique" ! 
La Presse locale nous informe que le  3 janvier 2008 "catholiques et évangélistes se sont partagés la cérémonie de l'enterrement du cadavre qu'entre-temps,on aurait été identifié".
Et si la jeune roumaine se révélait être de confession orthodoxe,comment va-t-on corriger l'erreur ?.
Ce qui compte pour les religions,c'est de se faire de la publicité à bon compte ,et de faire tourner le bizness.

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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 14:57
ou de violences religieuses.....donc de guerre de religions.

Parler de guerres de religions est un sujet tabou pour nos médias occidentaux et surtout français.Quelques images furtives sont bien apparues sur certains écrans de télé : des églises qui brûlent!
Mais aucune information complémentaire à ce sujet.
Il y aurait 42 ethnies au KENYA ; pourquoi 42 et seulement 42.
Par contre ,depuis avec l'apparition des Sectes de tout poil et des O.N.G. , le KENYA est devenu un terrain de disputes de territoires.
Dans un Etat décentralisé créé ainsi par l'ancienne administration britannique, le pouvoir central s'est déjà trouvé confronté à de nombreuses féodalités.

C'est ainsi que les élections sont contestées comme à MADASGASCAR, il a quelques années déjà : le Président sortant avait la majorité sur tout le continent, et le candidat de l'opposition avait la majorité dans la capitale, TANANARIVE ; après quelques jours d'émeutes aux portes de la capitale suscitées par les ...O N G et les Sectes américaines, le Président sortant a dû s'enfuir, même s'il était réellement le vainqueur des élections.



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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 14:51

 

 

 

Nos meilleurs vœux
 à toutes 
et à tous


et vive la laïcité  !


Denis


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