36 morts dans les violences post-électorales
Quotidien Etemad /AFP, 10 septembre
Trente-six personnes ont péri dans les violences ayant suivi la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad, dont trois sont mortes dans un centre de détention, selon un nouveau bilan fourni jeudi par un haut responsable des Gardiens de la révolution.
"Les émeutes ont coûté la vie à 36 personnes, parmi lesquelles trois sont mortes dans le centre de détention de Kahrizak, une dizaine à des endroits non précisés et le reste ont été abattues par balles mais l'on ignore où et par qui", a dit Abdollah Araghi, un commandant de ce corps d'élite du régime islamique.
Il n'a pas précisé les circonstances de la mort des détenus à la prison de Kahrizak à Téhéran, mais des médias et des responsables de l'opposition iraniens avaient fait état de détenus torturés ou battus à mort…Les Gardiens de la révolution et les bassidjis (milice islamique) ont joué un rôle important dans la répression des manifestations de protestation contre la victoire le 12 juin de M. Ahmadinejad, qui a plongé le pays dans sa plus grave crise depuis la révolution islamique de 1979.
Le bilan officiel de ces émeutes s'établissait jusqu'ici à 30 morts. L'opposition parle de 72 morts.
Au moins 4.000 manifestants ont également été arrêtés mais environ 140 restent sous les verrous et leur procès en cours.
90 ex-détenus ont porté plainte pour mauvais traitement
Agence Mehr/AFP, 12 septembre
Quelque 90 anciens prisonniers du centre de détention de Kahrizak, fermé par les autorités iraniennes à la suite d'abus, ont porté plainte pour mauvais traitement, a déclaré le procureur militaire de Téhéran, Shokrollah Bahrami...
Il a précisé que "sept accusés, qui sont tous des membres des forces de l'ordre, sont en prison". Le chef du centre de détention de Kahrizak est lui-même en prison, a-t-il souligné.
Le dossier sera transmis au tribunal au terme de l'enquête, a-t-il précisé...
Les autorités ont reconnu que trois détenus étaient morts dans le centre de Kahrizak…
Pour Paris, l'Iran ne répond pas aux demandes
Le Monde, 13 septembre
Après avoir examiné « en détail », avec ses partenaires, le document iranien, la France a estimé que l'Iran n'a pas répondu aux demandes sur son programme nucléaire. Aussi, Paris réclame « sur ce sujet, préoccupation majeure de la communauté internationale », une rencontre multilatérale avec Téhéran « aussi tôt que possible ». Cette mise au point a été exprimée, vendredi 11 septembre, par le porte-parole du Quai d'Orsay.
Début d’une nouvelle audience du procès des protestataires
IRNA/AFP, 14 septembre
La cinquième audience du procès de personnes arrêtées pour leur rôle présumé dans le mouvement de contestation des résultats de la présidentielle s'est ouverte lundi.
Six personnes, dont Abdollah Momeni, un des chefs du mouvement étudiant, seront entendues par les juges ce lundi...
Quelque 140 personnes, dont des manifestants, des responsables réformateurs, ainsi que des employés des ambassades britannique et française, sont jugés depuis début août…
Affaire Clotilde Reiss : pas de jugement en vue
AFP, 15 septembre
La Française Clotilde Reiss, accusée d'espionnage en Iran et hébergée à l'ambassade de France depuis le 16 août dans l'attente d'un jugement.
La France espère une "décision rapide" à son égard, a indiqué mardi le ministère français des Affaires étrangères.
"Elle va bien" et "est placée sous la protection de notre ambassade à Téhéran dans l'attente du jugement de la justice iranienne", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, en réponse à une question sur son quotidien.
Il a réaffirmé que la France attendait de la justice iranienne "une décision rapide" qui "tienne compte de l'innocence" de la jeune femme "par rapport aux faits qui lui sont reprochés", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a refusé de donner des indications sur ce que la jeune femme âgée de 24 ans faisait de ses journées.
A en croire le quotidien français La Croix, elle profite du terrain de tennis et de la piscine de l'ambassade de France, et effectue aussi des sorties dans Téhéran.
Arrêtée le 1er juillet et emprisonnée sous l'accusation d'espionnage, Clotilde Reiss avait été remise en liberté conditionnelle contre le versement par la France d'une caution d'environ 200.000 euros.
Début août, lors de son procès à Téhéran, elle avait reconnu, selon une agence officielle iranienne, avoir rédigé un rapport pour un institut dépendant de l'ambassade de France et espéré être graciée.