Voici la copie partielle d'un communiqué
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris France Tél./Fax (331) 43 65 32 97 afifem2001@yahoo.fr
http://femmesiraniennes.blogspot.com
AFIF INFOS
|
Bulletin mensuel dinformations sur lIran Avril
2008
|
.
En Iran, on vend son rein pour 3.000
La Croix, 4 avril
Le commerce d'organes est organisé en Iran où il est souvent vécu comme un don religieux. À l'échelle
planétaire, le « tourisme de transplantation » semble en recul
Au siège la Fondation pour les malades du rein à Téhéran se règlent environ 2.000 transplantations
chaque année.
La Fondation met en lien des malades et des donneurs qui pour la plupart ne se connaissent pas, ils
négocient un tarif autour de 3.000 euros, un an et demi du salaire minimum.
LÉtat paie un quart de la somme, le reste est à la charge de la Fondation et du receveur. Ici on
refuse de parler de «vente »
.
A la chasse des « mal-voilées » à Machad
IRNA, 4 avril
Seyed Ahmad Alam-al-Hoda, l'imam de la prière du vendredi de Machad (nord est) a appelé à la chasse de ceux qui commettent des
infractions au code vestimentaire...
"Etre mal-voilé est à la racine de beaucoup d'autres comportements criminels dans la société", a-t-il lancé.
Dans sa conclusion, Alam-al-Hoda a menacé les forces de sécurité de mesures légales s'ils ne réprimaient pas les contrevenants comme
il le fallait
Des femmes irakiennes témoignent
RFI-journal du Moyen-Orient, 4 avril
Elles sont 4 irakiennes invitées par un groupe parlementaire français à Paris. Elles ont décrit, dans
l'enceinte de l'Assemblée nationale devant quelques députés, comment l'Iran, selon elles, interféreraient dans les affaires irakiennes.
Toufik Benaichouch les a rencontrées. Il a d'abord interrogé Hala, c'est un nom d'emprunt. À la seule
évocation de ce qu'elle a vécu, elle en tremblait encore. Elle a demandé de préserver son anonymat. Je vous propose de l'écouter : « Nous conduisions moi et mon mari avec notre enfant de trois
ans de Bagdad à Baquba. Il y avait un faux check-point et les milices pro-iraniennes chiites nous ont demandé nos identités. Lorsqu'ils se sont aperçus que mon mari était sunnite, ils lont fait
descendre, à peine dix mètres éloignés de nous, et lont tué devant mes yeux et ceux de mon enfant de trois ans, qui a toujours gardé cette trace depuis 2003. »
Un millier de récepteurs satellites confisqués
La télévision d'Etat, 5 avril
Un millier de récepteurs satellites ont été saisis par les Forces de sécurité de l'Etat (FSE) dans un camion qui se rendait à Karadj
(ouest de Téhéran).
« Les récepteurs arrivaient d'une ville de l'ouest et étaient destinés au quartier Chahriar de Karadj », a ajouté la télévision en
citant Mohammad Hossein Karimi, le cFSE de Karadj.
Pendaison à Semnan
IRNA/AFP, 9 avril
Un homme de 31 ans, identifié par les seules initiales P. P. a été pendu dans la prison de la ville de Semnan (nord-est).
Il avait été reconnu coupable d'avoir poignardé à mort un bijoutier.
Protestation contre la détention d'une féministe
Quotidien Sarmayeh/AFP, 12 avril
Quelques 600 activistes féministes et défenseurs des droits civiques iraniens ont protesté, dans une lettre ouverte, contre
l'arrestation de la féministe Kadijeh Moghadam.
Dans leur lettre de protestation, ils demandent "la libération immédiate de Kadijeh Moghadam", âgée de 56 ans, qui est membre active
de l'Association des femmes pour la lutte contre la pollution de l'environnement.
Selon cette lettre, Moghadam a collaboré ces dernières années avec la mairie de Téhéran pour le plan de ramassage des ordures ou
pour empêcher la destruction des forêts de la région de Téhéran et du nord de l'Iran.
Elle a été arrêtée le 8 avril pour "action contre la sécurité nationale" et "trouble de l'ordre public" et une caution d'un milliard
de rials (71.500 euros) a été fixée pour sa libération...
Arrestation dans une soirée de 67 filles et garçons
Quotidien Jomhouri Eslami, 14 avril
Les agents de police de Velenjak (nord de Téhéran) ont procédé à larrestation de 31 filles et 36 garçons dans une soirée et
découvert quelques bouteilles dalcool. Les adolescents ont été transférés au bureau de la protection des murs et une instruction policière a été ouverte.
Une
étudiante condamnée à deux ans de prison
Radio Farda, 15 avril
Zeinab Peyghanbar-Zadeh, étudiante de luniversité de Téhéran et militante des droits des femmes,
a été condamnée à deux ans demprisonnement pour avoir participé à un rassemblement « non autorisé » devant le
tribunal révolutionnaire et une campagne de signature
Le porte-parole du gouvernement démissionne
AFP, 16 avril
Le porte-parole du gouvernement Gholam Hossein Elham, sous le coup de nombreuses critiques, a offert sa démission au président
Mahmoud Ahmadinejad, sur fond de confusion autour d'un éventuel remaniement ministériel
Menaces de mort contre Shirin Ebadi
Le Monde, 16 Avril
La lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi a affirmé, lundi 14 avril, avoir reçu des menaces de mort contenues dans des
lettres laissées à la porte de son bureau à Téhéran, l'avertissant de « tenir sa langue » sinon sa mort serait « proche ».
Impliquée dans la défense des affaires sensibles en Iran, Ebadi a déjà été menacée en 2006. L'enquête qu'elle a réclamée n'a pas
abouti. Selon un de ses proches, les menaces se sont amplifiées récemment, surtout depuis que l'avocate a dénoncé le manque « d'équité et de liberté » au premier tour des élections législatives,
le 14 mars.
A la chasse des employées "mal voilées" des entreprises
Agence Mehr/AFP, 17 avril
La police va s'en prendre aux employées "mal voilées" des sociétés privées, ainsi que
des cafés et restaurants, pour mieux faire respecter le port du voile islamique, a annoncé le chef de la police de Téhéran.
"Dans le cadre de sa campagne de moralisation, la police de la capitale va bientôt agir contre le mauvais port du voile dans les
entreprises privées, les cafés, les cybercafés et les restaurants et agira durement contre celles qui ne respectent pas la loi", a déclaré le général Ahmad Reza Radan.
Ce qui signifie que les policiers pourront entrer dans les sociétés privées pour contrôler le respect du port du voile.
Six mois de prison et 10 coups de fouet avec sursis pour deux féministes
Quotidien Etemad Melli /Iran Press, 21 avril
Nahid Jafari et Nasrin Afzali, militante féministe et journaliste ont été condamnées à
une peine de six mois de prison et 10 coups de fouet avec sursis pour "trouble à l'ordre public".
Reconnue coupables de "trouble à l'ordre public pour avoir participé à un rassemblement en mars 2007 devant le tribunal
révolutionnaire de Téhéran", qui devait juger d'autres féministes.
Afzali est aussi membre du Bureau de consolidation de l'unité, une organisation réformiste étudiante.
Les autorités iraniennes ont arrêté ces derniers temps plusieurs militantes féministes, dont certaines sont toujours en
prison.
Quatre hommes pendus à Kerman
IRNA/AFP, 21 avril
Quatre trafiquants de drogue dont les identités nont pas été révélées ont été pendus à Kerman (sud).
Pendaison à Ispahan
Agence Fars/AFP, 22 avril
Un Iranien reconnu coupable de meurtre a été pendu mardi dans la prison centrale d'Ispahan (centre).
Le condamné, identifié comme étant Hassan M., avait poignardé à mort un dénommé Mostafa il y a trois ans dans des collines proches
d'Ispahan.
Les adeptes de la conduite à risque encourent le fouet
Quotidien Kayhan/AFP, 22 avril
Les conducteurs iraniens reconnus coupables de comportement dangereux seront punis de 74 coups de fouet ou de plusieurs mois de
prison, a annoncé mardi le chef de la police de la route.
"Les conducteurs commettant des actes dangereux seront envoyés au tribunal pour trouble à l'ordre public et il pourra les punir de
trois mois de prison ou 74 coups de fouet", a dit Mohammad Rouyanian.
Les conducteurs coupables d'infraction au code de la route étaient jusqu'ici passibles uniquement d'amendes, d'un retrait de leur
permis ou de la confiscation de leur véhicule.
Les routes iraniennes sont réputées particulièrement dangereuses, avec au moins 100.000 morts sur les cinq dernières années.
Malgré une présence assez forte de la police de la route, et une large utilisation de radars pour contrôler la vitesse, de nombreux
automobilistes roulent bien au-delà des limites autorisées, en effectuant des manoeuvres risquées.
Les peines de coup de fouet sont prévues par la loi islamique pour une série de délits et de crimes comme le vol et
l'adultère
Des étudiants manifestent contre la détention de trois
des leurs
AFP/ Agence Fars, 22 avril
Des étudiants iraniens de l'université Amir Kabir à Téhéran ont manifesté mardi contre la détention de trois de leurs collègues
récemment condamnés à la prison.
Les étudiants ont protesté contre les peines de 22 à 30 mois de prison ferme infligées récemment à Ehsan Mansouri, Majid Tavakoli et
Ahmad Ghassaban, pour insultes contre l'islam.
Les manifestants ont brandi des panneaux demandant leur libération, et d'autres où était écrit "mort au dictateur", dans une
référence au président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Ils ont aussi crié des slogans contre le ministère des Renseignements, et accusé le président d'être "responsable de la corruption
dans la société".
Ils se sont aussi frottés aux gardes de l'université dans de brèves échauffourées...
Paris appelle Téhéran à respecter le droit des femmes
AFP, 24 avril
La France a appelé jeudi l'Iran à se conformer à ses obligations internationales "en respectant le droit des femmes à exprimer leurs
opinions" après la condamnation à Téhéran d'une troisième activiste féministe...
Journées culturelles franco iraniennes à Conflans
AFIF, 26 avril
Pour la troisième année consécutive, les « journées culturelles
franco-iraniennes » tenues le 25 et 26 avril à la salle des fêtes à Conflans Sainte Honorine ont attiré beaucoup de visiteurs.
Ces deux journées ont été organisées par les associations « Femmes solidaires »,
« ADCALI » et « Femmes Iraniennes en France » dans le but de mettre en avant lart et la civilisation dIran et de célebrer la
fête ancestrale de « Norouz », le nouvel an iranien.
Le procureur alarmé par "l'assaut" de Barbie, Spider Man, Harry Potter
ISNA/AFP, 27 avril
Le procureur général iranien, l'hodjatoleslam Ghorban Ali Dori-Nadjafabadi s'est inquiété dans une lettre de "l'assaut" des jouets
Barbie, Spider Man et Harry Potter en Iran.
"L'importation incontrôlée de jouets, souvent en contrebande, a des effets culturels et sociaux néfastes", écrit il dans une lettre
au vice-président iranien, en lui demandant des mesures pour "protéger la culture islamique et les valeurs de la révolution"
La poupée Barbie avait fait l'objet de descentes de police dans des magasins il y a deux ans. Les vendeurs avaient été obligés de
masquer leurs formes à la vue de la clientèle à l'aide d'autocollants noirs sur les paquets.
L'Iran a également lancé il y a quelques années les poupées Sara et Dara pour lutter contre l'influence occidentale. Mais elles
n'ont pas encore réussi à détrôner l'icône des petites filles.
Un journaliste interpellé et un hebdomadaire suspendu
Reporters sans frontière, 29 avril
Le 13 avril 2008, Masoud Rafai Taleghani, du quotidien Farhangh Ashati, a été arrêté à son domicile puis transféré vers un lieu
inconnu. Une semaine plus tard, le 19 avril 2008, lhebdomadaire Paygam Borujerd a été suspendu suite à une plainte du ministère de la Culture et de lOrientation islamique. Enfin, le 28 avril,
la Commission de surveillance de la presse a ordonné la fermeture du quotidien réformateur Hambasteghi
Depuis 2000, plus de 150 journaux ont été fermés en Iran. Dix journalistes sont actuellement incarcérés dans le pays, considéré
comme la plus grande prison du Moyen-Orient pour les professionnels des médias.
Fugues et disparitions des filles en hausse
ISNA, 30 avril
Le chef de la police de la province de Khuzistan (sud) déclare que 75% des personnes portées disparus
dans cette province sont des filles
Entre 15 à 20 ans, elles sont de plus en plus
nombreuses à fuir souvent leur foyer et tombent entre les mains des trafiquants, sont violées ou tuées